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Que se cache-t-il derrière une faible motivation ?

Derrière une faible motivation se cachent typiquement différentes croyances et opinions. L’enfant peut croire par exemple qu’il n’apprendra jamais à lire sans faire d’erreur, même s’il s’entraîne beaucoup. Il se peut aussi que l’enfant se compare à ses camarades de classe et pense leur être inférieur. Des études ont démontré que la motivation dépend de concepts tels que l’auto-efficacité (sentiment d’efficacité personnelle), l’image de soi en tant qu’apprenant·e et les prétextes. Voilà plus en détail ce que l’on entend par ces concepts.

L’auto-efficacité (Vais-je le faire ?)

Souvent, lorsque l’enfant est face à une tâche, il sent déjà s’il va réussir ou non. Si l’enfant est certain de pouvoir exécuter la tâche, il va s’y atteler avec intérêt. Si l’enfant est quelque peu incertain, incitations et encouragements l’inciteront à essayer. Si l’enfant est convaincu qu’il n’y arrivera pas, il va probablement essayer d’éviter de faire l’exercice à tout prix.

L’image de soi en tant qu’apprenant·e (Suis-je meilleur·e ou pire que les autres ?)

L’image de soi en tant qu’apprenant·e fait référence à la façon dont l’enfant se considère en tant qu’apprenant·e. À l’école, les enfants se comparent facilement les uns aux autres : est-ce que je sais lire aussi bien que les autres, oubien plus lentement et en plus je fais des erreurs ? Si l’enfant se croit inférieur aux autres, il commencera vraisemblablement à éviter les exercices liés à la lecture, et ce afin que les autres ne remarquent pas ses difficultés.

Il peut être difficile pour certains enfants de faire une évaluation précise de leurs propres compétences. L’enfant peut déclarer qu’il réussit bien à l’école même si, en réalité, il a des difficultés dans plusieurs matières. L’enfant peut penser qu’il n’a pas besoin de pratique parce qu’il sait déjà tout ce qui est nécessaire. Avec l’âge, l’évaluation de ses propres compétences a tendance à devenir plus réaliste.

Les prétextes (Pourquoi je ne réussis pas ?)

On trouve toujours différentes raisons pour expliquer pourquoi on échoue ou on réussit quelque part. De même un·e enfant qui a des difficultés à lire a en tête une explication pour justifier ses difficultés. Il·elle peut avoir en tête les prétextes suivants :

  • Je n’ai pas lu suffisamment
  • La lecture, ce n’est pas « mon truc »
  • Les exercices liés à la lecture sont difficiles et ennuyeux
  • Mon professeur est nul

En ce qui concerne l’enseignement, le plus “utile” est que l’enfant pense avoir trop peu pratiqué. Dans ce cas, l’enfant est généralement motivé pour s’entraîner plus afin de réussir à faire les exercices. Il peut lui-même influer sur le temps qu’il passe à s’entraîner.

En revanche, si l’enfant considère comme cause de son échec un manque de talent, des exercices erronés ou de mauvais enseignant·e·s, il lui sera difficile de changer de lui-même la situation. Dans ce cas, il se peut que l’enfant pense qu’il est plus facile d’éluder les exercices où il risque de se tromper.

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